La réforme de la facturation électronique bouleverse en profondeur les habitudes des entreprises. Depuis plusieurs mois, les responsables financiers, comptables et indépendants voient apparaître une multitude de nouveaux termes : RFE France, PDP, PA (Plateforme Agréée), Peppol, e-reporting, e-invoicing…

Résultat : une impression de flou, voire même de confusion.

Pourtant, derrière ces acronymes se cache une logique structurée et cohérente, une logique claire portée par l’écosystème :

  • L’État impose un cadre
  • Les PA assurent la transmission.
  • Peppol facilite l’interopérabilité.
  • L’e-reporting complète l’e-invoicing.

L’objectif de cet article est simple : clarifier l’écosystème de la réforme, expliquer le rôle des différents acteurs et vous aider à comprendre concrètement ce que votre entreprise doit faire.

Panorama de l’écosystème de la facturation électronique en France

La réforme de la facturation électronique en France (RFE) repose sur deux grandes obligations :

  1. L’e-invoicing : l’émission et la réception de factures électroniques pour les transactions B2B domestiques.
  2. L’e-reporting : la transmission à l’administration fiscale de certaines données de transaction (B2C, export, etc.).

L’objectif de l’État est triple :

  • lutter contre la fraude à la TVA,
  • simplifier les obligations déclaratives,
  • moderniser les échanges interentreprises.

Contrairement à l’ancien système basé sur des PDF envoyés par email, la réforme impose un format structuré, lisible automatiquement par les systèmes d’information.

👉 Pour comprendre comment ces changements affectent vos processus internes, découvrez notre article sur la réforme de la facturation électronique et son impact sur les notes de frais.

RFE : qui sont les acteurs clés ?

Les PA – Plateformes Agréées

Une PA (Plateforme Agréée) est une solution immatriculée par l’administration fiscale pour transmettre les factures électroniques et les données d’e-reporting.

Il s’agit du nouveau terme officiel remplaçant l’ancienne appellation “PDP”.

Leur rôle est central dans la réforme :

  • transmettre les factures électroniques
  • assurer leur conformité
  • gérer l’e-reporting
  • garantir l’interopérabilité entre entreprises.

En pratique, la majorité des entreprises devront passer par une PA ou une solution connectée à une PA.

Selon votre situation, vous pourrez :

  • Choisir une PA intégrée à votre logiciel de gestion
  • Choisir la PA sélectionnée par votre expert-comptable
  • Choisir une PA indépendante.

Pour bien saisir cette mutation, il est utile de comprendre la logique globale de dématérialisation des factures.

Peppol : le réseau d’échange européen

Au-delà des frontières françaises, Peppol s’impose comme un réseau international incontournable pour l’échange de documents électroniques. Plus qu’une simple plateforme, il agit comme une véritable autoroute numérique qui sécurise et standardise les transactions, facilitant ainsi les échanges commerciaux à l’échelle mondiale.

Pour s’insérer dans ce flux, une entreprise doit utiliser un Access Point Peppol. Ce point d’accès joue un rôle de traducteur universel : il convertit vos données de facturation au format standard du réseau pour qu’elles soient parfaitement lisibles par n’importe quel destinataire, quel que soit l’outil qu’il utilise.

Il est important de noter que si Peppol reste un réseau distinct, la plupart des PA (Plateformes Agrées) y sont directement connectées pour offrir une interopérabilité maximale.

Bien que son usage ne soit pas strictement obligatoire pour toutes les entreprises françaises, Peppol devient rapidement le standard majeur pour quiconque souhaite fluidifier ses échanges internationaux tout en restant en conformité avec les futures exigences européennes.

À retenir :

  • Peppol est un réseau.
  • Une PA peut être connectée à Peppol.
  • Toutes les entreprises ne seront pas obligées d’utiliser Peppol, mais il deviendra un standard majeur.

Que signifie réellement l’e-reporting ?

La confusion entre e-invoicing et e-reporting est courante et compréhensible. Voici ce que recouvrent ces termes :

  • L’e-invoicing concerne l’échange des factures B2B domestiques.
  • L’e-reporting concerne la transmission de données de transaction à l’administration fiscale.

Concrètement, l’e-reporting s’applique :

  • aux ventes B2C,
  • aux opérations avec l’étranger,
  • à certaines transactions non couvertes par l’e-invoicing.

Il ne s’agit pas d’envoyer une facture complète, mais de transmettre des données structurées (montants, TVA, nature de l’opération, etc.).

C’est l’un des piliers de la réforme facturation électronique France, car il permet un pré-remplissage progressif des déclarations de TVA.

Ce que les entreprises doivent faire (et quand)

La réforme de la facturation électronique ne s’applique pas du jour au lendemain, mais son calendrier est désormais bien défini. Pour réussir cette transition, il est nécessaire de distinguer l’obligation de réception de celle d’émission.

Le calendrier officiel de la réforme

L’entrée en vigueur se fera en deux temps forts :

1er septembre 2026 :

  • Obligation de réception pour toutes les entreprises (même les micro-entreprises). Vous devrez être capables d’accepter des factures électroniques envoyées par vos grands fournisseurs.
  • Obligation d’émission et d’e-reporting pour les grandes entreprises et les ETI.

1er septembre 2027 :

Obligation d’émission et d’e-reporting pour toutes les PME et micro-entreprises. À cette date, le format papier ou le simple PDF envoyé par email ne sera plus autorisé.

Pourquoi n’avez-vous pas intérêt à attendre ?

Même si vous avez jusqu’en 2027 pour émettre vos propres factures électroniques, attendre le dernier moment est risqué pour plusieurs raisons :

  1. Le test des solutions : Migrer ses flux de facturation ne se fait pas en un clic. Anticiper vous permet de tester l’interopérabilité entre votre futur logiciel de factures fournisseurs et les plateformes de vos partenaires sans stress.
  2. La conduite du changement : les processus internes (validation, archivage, rapprochement bancaire) vont profondément évoluer. Vos équipes comptables doivent être formées sereinement pour s’approprier ces nouveaux outils.
  3. La disponibilité des experts : à l’approche des échéances, les éditeurs de logiciels et les experts-comptables seront extrêmement sollicités. Prendre les devants vous garantit un accompagnement de qualité.
  4. L’avantage compétitif : automatiser dès maintenant le traitement de vos factures entrantes (obligatoire dès 2026) vous permet de réaliser des gains de productivité immédiats, bien avant que la loi ne vous y contraigne.

Anticiper, c’est éviter une mise en conformité dans l’urgence.

Comment s’y retrouver ?

Face à la réforme facturation de la électronique en France, la bonne approche consiste à :

  • Cartographier vos flux actuels pour identifier précisément l’origine et le volume de vos documents.
  • Auditer votre écosystème technique afin de vérifier si votre logiciel comptable ou votre ERP actuel est nativement compatible avec une PA.
  • Évaluer vos besoins en automatisation : si vous traitez un volume important de documents, l’adoption d’un logiciel de factures fournisseurs dédié devient une évidence. Cela permet non seulement de fluidifier la réception et le traitement, mais aussi d’éliminer les tâches à faible valeur ajoutée.
  • Comparer les solutions du marché en gardant à l’esprit que le choix de votre plateforme ne doit pas se limiter au simple respect de la loi.

💡Si vous recherchez une solution complète intégrant la gestion des factures fournisseurs, l’e-reporting, l’archivage légal et le contrôle de TVA, découvrez comment N2F, Plateforme Agréée pour la facturation électronique vous permet d’anticiper la réforme en toute conformité.

Pour que votre transition soit une réussite, votre futur outil doit avant tout servir vos enjeux de productivité, d’automatisation et de sécurité des données.

Clarifier aujourd’hui pour sécuriser demain

La réforme facturation électronique en France peut sembler complexe au premier abord. Entre RFE, PDP, PA, Peppol et e-reporting, il est facile de se sentir submergé.

Le problème n’est pas la réforme en elle-même, mais la superposition d’acteurs, de plateformes et de nouvelles obligations réglementaires qui complexifient la lecture. A le lecture de cet article, vous l’avez compris, l’enjeu n’est pas que réglementaire : il est stratégique.

Bien choisir sa plateforme aujourd’hui, c’est éviter des coûts cachés demain et transformer une contrainte en opportunité d’optimisation.

Pour aller plus loin et choisir la solution la plus adaptée à votre entreprise, téléchargez notre guide complet des critères indispensables à prendre en compte pour choisir sa PA.

Télécharger le guide des critères indispensables au choix d'une Plateforme Agréée